Quand l’été arrive, vous cherchez sans doute à profiter de votre terrasse sans moustiques, tout en attirant de jolis papillons. Une simple combinaison de plantes peut vraiment changer l’ambiance. Quelques mètres suffisent pour créer un espace agréable, protégé et vivant.
Un duo de plantes pour un équilibre naturel
Les moustiques, surtout le moustique tigre, deviennent vite gênants en été. En 2025, l’Anses indiquait qu’il était présent dans 81 départements de France métropolitaine. Ce moustique est diurne, silencieux, plus petit qu’une pièce de 1 centime et peut transmettre la dengue, le Zika ou le chikungunya. Autour d’une terrasse, cette présence peut vite gâcher les soirées.
Les paysagistes utilisent pourtant une méthode simple. Elle consiste à créer un bouclier olfactif près de la zone de vie tout en attirant les pollinisateurs un peu plus loin. L’objectif est de profiter de l’extérieur de mai à octobre sans perturber la biodiversité.
Pélargonium odorant : votre barrière anti‑moustiques
Au cœur de cette stratégie se trouve le Pélargonium odorant, aussi appelé géranium rosat. Son feuillage diffuse du citronellol. Cette molécule brouille les capteurs olfactifs des moustiques et gêne leur détection du CO₂ humain. Vous créez ainsi un bouclier dans un rayon de 1 à 2 mètres autour des pots.
Installez ces plantes à des endroits clés :
- rebords de fenêtres
- encadrements de porte-fenêtre
- centre de table
Pour renforcer l’effet, vous pouvez écraser doucement quelques feuilles avant de vous asseoir. Les huiles libérées rendent la protection plus active.
Buddleja davidii : attirer les papillons loin de la table
En parallèle, l’arbre aux papillons, le Buddleja davidii, agit comme aimant naturel. Son nectar riche en saccharose attire les papillons diurnes. Pour éviter qu’ils tournent au-dessus de vos plats, plantez-le en plein soleil, en pleine terre, à au moins 3 mètres de l’espace repas.
Vous pouvez renforcer cette zone d’attraction avec :
- zinnias
- cosmos
- échinacées
- asclépiades
- lavande, menthe ou origan
Éviter l’eau stagnante : la base pour limiter les moustiques
Sans gestion de l’eau stagnante, aucune plante ne suffit. Coupelles, vases, seaux, bidons ou gouttières sales deviennent vite des gîtes larvaires. Une femelle peut y pondre plusieurs centaines d’œufs.
L’Anses rappelle une règle simple : éliminer les lieux de ponte est essentiel. Videz les coupelles deux fois par semaine, rangez les contenants et couvrez les récupérateurs d’eau.
Créer un bon habitat pour les papillons
Pour encourager leur présence, choisissez un emplacement en plein soleil, au moins six heures par jour, à l’abri du vent. Le sol doit être bien drainé et enrichi de compost. Regroupez vos fleurs par masses et échelonnez les floraisons.
Évitez les pesticides chimiques qui touchent aussi les pollinisateurs. Ajoutez quelques pierres plates pour qu’ils puissent se réchauffer. Arrosez régulièrement pour garder des plantes saines et attractives.
Et si les moustiques persistent ?
Vous pouvez compléter votre dispositif avec des gestes simples : vêtements longs, amples et clairs, moustiquaires et répulsifs cutanés, toujours en respectant les précautions d’usage. Le moustique tigre étant diurne et silencieux, il pique surtout le matin et le soir. Dans ces moments, rapprochez vos pots de Pélargonium pour densifier la bulle olfactive.
Sur une terrasse très exposée, la mise en place est rapide. Formez une ceinture de pots de Pélargonium odorant autour de la table et des accès. Plantez le Buddleja en plein soleil, à distance, et évitez toute eau stagnante. Une astuce simple fonctionne aussi pour une protection rapide : frottez une feuille de Pélargonium entre vos mains puis sur vos chevilles et poignets. L’effet dure environ 45 minutes.












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